Dans les communes de Bossofala, Dio-Gare et Kémékafo, les cercles REFLECT s’imposent progressivement comme des espaces d’innovation et de transformation des pratiques agricoles.
Grâce à l’adoption des composts liquide et solide et des bio-pesticides botaniques, les producteurs locaux enregistrent aujourd’hui des résultats remarquables sur diverses spéculations maraîchères, notamment le concombre, la tomate, le poivron et le chou.
Une fertilisation organique adaptée aux cultures maraîchères :
L’utilisation combinée du compost solide et du compost liquide a permis d’améliorer durablement la fertilité des sols. Le compost solide, incorporé dans les planches de culture, enrichit le sol en matière organique et améliore sa structure. Quant au compost liquide, appliqué en arrosage ou en pulvérisation, il agit comme un stimulant de croissance rapide.
Suite à la pratique susmentionnée sur des cultures exigeantes comme la tomate et le poivron, les producteurs obtiennent comme résultat une croissance plus homogène, un feuillage plus dense et une meilleure floraison. Les cultures de concombre et de chou présentent également des rendements accrus, avec des fruits et des légumes de meilleure qualité.
Une lutte efficace et naturelle contre les ravageurs :
Les bio-pesticides botaniques, fabriqués à partir de plantes locales, ont joué un rôle déterminant dans la protection des cultures. Utilisés régulièrement, ils permettent de contrôler efficacement les insectes nuisibles et certaines maladies sans recourir aux produits chimiques.
Dans les parcelles de chou et de tomate, souvent vulnérables aux attaques parasitaires, les producteurs constatent une réduction significative des pertes. Cette approche contribue également à préserver la biodiversité et à garantir des produits sains (bio) pour la consommation.
Des résultats visibles sur les différentes spéculations avec des impacts concrets et mesurables comme suit :
Concombre : production plus abondante de 22 800 kilogrammes de concombre avec des fruits bien formés et réguliers ;
Tomate : augmentation du nombre de fruits par pied et amélioration de la qualité marchande avec une production totale de 31500 kilogrammes ;
Poivron : meilleure résistance aux stress climatiques et aux ravageurs avec une production totale de 22 400 Kilogrammes ;
Chou : pommes plus compactes et réduction des pertes liées aux insectes avec une production record de 19 250 Kilogrammes ;
Ces résultats traduisent une amélioration globale de la productivité agricole dans les zones d’intervention.
Un levier de sécurité alimentaire et de revenus :
L’augmentation des rendements et la qualité des productions permettent aux exploitants de mieux répondre aux besoins alimentaires de leurs ménages tout en générant des revenus supplémentaires à travers la vente des excédents sur les marchés locaux.
Par ailleurs, la réduction des dépenses liées aux intrants chimiques renforce la rentabilité des activités maraîchères, rendant ces pratiques accessibles et durables pour les producteurs.
Les cercles REFLECT, catalyseurs du changement :
Au-delà des techniques, les cercles REFLECT jouent un rôle central dans la diffusion des bonnes pratiques. Ils favorisent l’apprentissage collectif, le partage d’expériences et le renforcement des capacités des producteurs, notamment des femmes et des jeunes.
Dans les communes de Bossofala, Dio-Gare et Kémékafo, ces dynamiques contribuent à l’émergence d’une agriculture plus résiliente, respectueuse de l’environnement et adaptée aux réalités locales.
27 Avril 2026/Hamidou Niapogou, Coordinateur du projet PASSIP-GIZ-DVV I- Mali/
Approche intégrée de l’AEA.