Les observations réalisées sur le terrain après les visites et rencontres de coordination régionale montrent que la mise en œuvre des activités du projet a généré des changements significatifs au niveau social, environnemental et économique dans les communautés bénéficiaires.
Sur le plan social, le projet a contribué à renforcer la cohésion sociale et la solidarité entre les membres des communautés. Les activités collectives menées dans les cercles REFLECT ont favorisé la réinstauration des valeurs d’entraide et de travail communautaire. Cette dynamique se manifeste également par une meilleure collaboration entre villages partageant les mêmes ressources naturelles, notamment les bas-fonds. L’exemple du village de Dio-Ba qui a mis gratuitement des terres à la disposition du Cercle REFLECT de Noumoussabougou illustre cette solidarité intercommunautaire et la volonté collective de surmonter les contraintes liées à l’accès à l’eau.
L’un des résultats les plus marquants concerne le renforcement de la participation des femmes dans les dynamiques de développement communautaire. Les femmes prennent désormais part aux activités collectives au même titre que les hommes et bénéficient d’un espace d’apprentissage et d’expression au sein des cercles REFLECT. Cette dynamique contribue progressivement à renforcer leur confiance en elles et leur capacité à participer aux prises de décisions au niveau communautaire.
Sur le plan environnemental, les activités du projet ont permis une meilleure compréhension par les communautés des enjeux liés à la dégradation des terres et à la gestion durable des ressources naturelles. L’apprentissage et la mise en œuvre de techniques de restauration des terres, telles que les cordons pierreux, l’utilisation du compost ou encore les pratiques agroécologiques, contribuent à la protection et à la valorisation des terres agricoles et des bas-fonds.
Les résultats observés indiquent également une amélioration notable des productions agricoles grâce à l’adoption de nouvelles techniques culturales et de restauration des sols. À titre illustratif, le cercle REFLECT de Noumoussabougou a enregistré une production de 2,5 tonnes de maïs sur une superficie de 2,5 hectares en 2025, contre seulement 250 kg sur le même espace avant l’intervention du projet. Cette augmentation significative de la production traduit l’efficacité des pratiques promues par le projet et leur appropriation progressive par les bénéficiaires.
Par ailleurs, le projet contribue à la protection de l’environnement et à la réduction de certaines pratiques néfastes, notamment la coupe abusive de bois pour la production de charbon. La création d’activités génératrices de revenus et l’amélioration des productions agricoles offrent aux communautés des alternatives économiques durables, réduisant ainsi la pression sur les ressources forestières. Les témoignages recueillis dans le village de Farakan-Dougoutiguila indiquent, par exemple, une diminution estimée à 70 % de la production de charbon de bois.
Les effets du projet se traduisent également par une amélioration des conditions de vie et de la santé des populations, grâce à l’utilisation du compost et des biopesticides botaniques qui limitent le recours aux produits chimiques dans les productions agricoles et maraîchères.
Enfin, les activités menées ont contribué à revaloriser l’alphabétisation dans les villages, tout en renforçant la visibilité des communautés à travers la documentation et la diffusion des expériences et des bonnes pratiques développées dans le cadre du projet.
Dans l’ensemble, les résultats observés sur le terrain témoignent d’une appropriation progressive des approches du projet par les communautés, ainsi que de leur potentiel à générer des changements durables en matière de gestion des ressources naturelles, de renforcement de la cohésion sociale et d’amélioration des moyens de subsistance.