Dans le cadre de l’Avenant n°2 du projet « Des services environnementaux comme générateurs de revenus dans les bassins versants pour la promotion des petits systèmes d’irrigation », financé par la GIZ et mis en œuvre par DVV International, une mission de terrain s’est déroulée du 23 au 31 juillet 2026 dans les communes de Kémékafo, Bossofala et Dio-Gare. Cette mission avait pour objectif d’accompagner le démarrage des activités dans trois nouveaux villages : Kanfara-Foula, Sicoro-Bassibougou et Diffémou.
Renforcer l’engagement des autorités et des communautés
La mission a débuté par des rencontres avec les autorités communales, administratives et traditionnelles. Ces échanges ont permis de présenter les principales dispositions de l’Avenant n°2, notamment le calendrier d’exécution, les modalités des travaux à haute intensité de main-d’œuvre (TP-HIMO), les conditions de travail ainsi que les mécanismes de collaboration entre les collectivités, les services techniques, les communautés et l’équipe du projet.
Les autorités locales ont exprimé leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre des activités, notamment à travers la mobilisation communautaire, le suivi des travaux et la recherche de solutions aux éventuelles difficultés rencontrées sur le terrain.
Des équipements pour accélérer les travaux de restauration
Une étape importante de la mission a été la remise officielle des matériels et équipements destinés aux bénéficiaires des trois nouveaux cercles REFLECT. Les cérémonies ont réuni les maires, chefs de village, facilitateurs, apprenants et prestataires communautaires.
Les équipements remis comprennent notamment un moto-tricycle, des brouettes, haches, houes, machettes, pelles, pioches, râteaux et marteaux. Des équipements de protection individuelle ont également été distribués, notamment 30 gilets de chantier, 30 paires de bottes, 30 paires de gants et 30 cache-nez.
Cette dotation vise à améliorer les conditions de travail des bénéficiaires et à leur permettre de réaliser les différents ouvrages de restauration des terres et de conservation des eaux et des sols dans de meilleures conditions.
Les cercles REFLECT au cœur de l’apprentissage et de l’action
La mission a également permis d’échanger avec les apprenants et les facilitateurs communautaires sur les objectifs du projet et le rôle de chaque acteur. Les activités des cercles REFLECT sont articulées autour de 13 actions de services environnementaux, allant de la gestion durable des bassins versants à l’agro écologie, en passant par la protection des berges, l’aquaculture durable, la gestion des sols et des déchets agricoles, l’agroforesterie, la gestion durable de l’eau et l’irrigation ainsi que la gestion financière simplifiée liée aux activités génératrices de revenus.
L’approche REFLECT/TP-HIMO permet ainsi de combiner apprentissage théorique et mise en pratique sur le terrain, afin de favoriser l’appropriation des techniques de gestion durable des ressources naturelles par les communautés.
Des résultats déjà visibles sur le terrain
Les visites des sites d’intervention ont permis de constater les premiers résultats des travaux réalisés par les communautés. Plusieurs activités de restauration et d’aménagement étaient en cours, notamment la réalisation de cordons pierreux, la plantation d’arbres, l’aménagement de champs, la construction d’une digue de protection et l’entretien de routes.
Les réalisations observées comprennent notamment :
- 4,5 hectares de cordons pierreux aménagés ;
- 1,5 hectare de plantations d’arbres réalisées ;
- 3 hectares de champs d’arachide aménagés ;
- environ 700 mètres de digue de protection réalisés à Diffémou ;
- 1 hectare de champ de riz aménagé à Kanfara-Foula ;
- environ 50 mètres de routes entretenues.
Ces réalisations traduisent la mobilisation progressive des communautés et leur appropriation des techniques de restauration des terres et de gestion durable des ressources naturelles. Elles contribuent également à renforcer la résilience des populations face à l’érosion, à la dégradation des terres et aux effets des changements climatiques.
Une dynamique communautaire à consolider
Les premiers résultats enregistrés dans les trois nouveaux villages montrent l’intérêt d’une approche qui associe formation, mobilisation communautaire, travaux pratiques et génération de revenus. À travers les cercles REFLECT et les activités TP-HIMO, les populations deviennent progressivement des acteurs de la restauration de leur environnement et de l’amélioration de leurs moyens d’existence.
La poursuite de cette dynamique nécessitera toutefois de renforcer la disponibilité de certains équipements indispensables, notamment les grillages pour la clôture des périmètres maraîchers et les installations de pompes solaires, identifiés parmi les besoins prioritaires à l’issue de la mission.
À travers l’Avenant n°2, le projet PASSIP poursuit ainsi son ambition de faire des services environnementaux un levier à la fois de restauration des écosystèmes, de résilience climatique et d’amélioration des conditions de vie des communautés rurales.